Le moment philo de Nico l’hypno – 3mn de lecture
Est-ce qu’on PEUT être heureux quand tout va mal ?
Si on fait preuve d’un peu de conscience et de compassion, çà peut paraitre compliqué…
Drames, catastrophes et sombres horreurs dont nous submergent les médias n’incitent pas vraiment à un bonheur pétulant.
Est-ce à dire qu’on ne peut être heureux que si on ferme les yeux ?
Que si on fait comme si de rien n’était ?
Ou, pire encore, que si on passe en mode mega égoïste qui se tamponne royalement de ce qui se passe au-delà de chez lui ?
Et puis, c’est très lié à est-ce qu’on a LE DROIT d’être heureux quand tout va mal ?
Est-ce que c’est juste d’aller bien si tant d’êtres qui ne font rien de mal, vont si mal ?
Est-ce que ça ne revient pas à être dans un déni bien dégueu ?
Ce sont des questions qui m’ont longtemps perturbée pour ne pas dire considérablement plombée.
Et aujourd’hui, ma réponse à moi, qui m’aide énormément et que je vous partage en espérant qu’elle vous inspire, est assez proche de celle du grand Gilles Deleuze :

Tristes, nous sommes vidés de notre énergie, notre envie d’être dans l’action s’envole.
Quand s’y ajoutent peur et/ou culpabilité, arrive la passivité.
Nous sommes dans l’état le plus approprié pour… ne rien faire, ne rien contester, ne rien proposer.
Nous nous laissons éteindre. Autoroute vers la soumission…
Alors, le travail de sape pour maintenir un détestable ordre établi, toujours plus au service des très riches peut continuer sans être inquiété.
Nous (nous) laissons faire. Et acceptons le moche monde tel qu’il est sans velléité de le changer.
Impuissance programmée…
Alors, le travail de sape pour maintenir un détestable ordre établi, toujours plus au service des très riches peut continuer sans être inquiété.
Nous (nous) laissons faire. Et acceptons le moche monde tel qu’il est sans velléité de le changer.
Impuissance programmée…
Alors que si nous sommes heureux, lumineux, joyeux, nous vibrons pleinement de notre énergie de vie.
Parce que la vie, c’est le mouvement.
Dont la joie est l’élan.
Toute notre physiologie suit, nous nous sentons remplis de cette énergie qui vivifie.
Donc la joie est non seulement une résilience, mais aussi une résistance !
Qui évite de « les » laisser gagner.
Perso, j’aime BEAUCOUP cette idée.

C’est ce que je me dis et redis quand s’insinue le découragement, l’envie de tout laisser tomber.
Parce que clairement, je NE VEUX PAS « les » laisser gagner.
Je veux un monde meilleur.
Avec de belles énergies, de l’harmonie, de la compassion, du partage, de l’éthique, de la joie et du bonheur
Et si pour y arriver, j’ai à bosser sur mon bonheur, joie et allégresse en fait !
Bisounoursien ?
Peut-être bien. Mais au moins, c’est ce qui fait que je tiens.
Pas simple ?
Non.
Mais revigorant, bien souvent.
Je n’y arrive pas tous les jours, loin s’en faut, mais me relier à cette idée m’aide beaucoup à « remonter » vers la joie, l’élan et l’allant, indispensables composants du bonheur.
Vous, qu’en pensez-vous ? Vous me dites en commentaire ?

No responses yet